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Le jeu, pas seulement un amusement !

13 novembre 2014

13-11-14

Les journalistes Dominique Nancy et Mathieu-Robert Sauvé ont mis en ligne, pour le compte de l’université de Montréal, un article très intéressant qui revient de nouveau sur la question du jeu. Ils citent l’ergothérapeute Francine Ferland, pour qui le jeu serait encore trop perçu comme une simple récompense lorsque l’enfant s’est bien comporté à la maison ou l’école alors qu’il s’agit d’un véritable moteur à part entière pour la croissance de l’enfant ! 

 En passant par les jeux de bagarre père-enfant à l’âge préscolaire, les enfants trouvent peu à peu leur place dans un monde compétitif de fa­çon sécuritaire. Les journalistes citent Danielle Paquette, professeure au Département de psychologie de l’Université de Montréal : «ces jeux bien dirigés sont indispensables à la maîtrise des sentiments de colère et d’agressivité, donc indispen­sables à la socialisation. Les en­fants ont besoin de contacts phy­siques et les jeux de bataille per­mettent de combler ce besoin.»

Au CERC, suite à une évaluation neuropsychologique où l’on conclue à un trouble de l’opposition, une de nos premières recommandations est justement de demander aux parents de passer du temps de qualité chaque jour avec leur enfant. Les jeux de lutte père-enfant représentent clairement une option d’activité saine pour bâtir le lien parent-enfant que l’on recherche.

Les journalistes terminent leur article en citant deux chercheuses Katherine Frohlich et Stéphanie Alexander, du Dé­partement de médecine sociale et préventive de l’UdM. Pour elles, la prise de risque est importante dans le développement des petits : «l’insistance sur la sécurité pourrait contribuer à l’émergence d’une génération de jeunes de moins en moins aptes à faire face à l’imprévu».

Retrouvez l’article en ligne sur le site de l’UdM :http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/capsule-science/20141014-pourquoi-le-jeu-est-il-si-important.html

Sur le même thème : Jouer n’est plus un jeu d’enfants, rédigé par Katherine Frohlich et Stéphanie Alexander.