Heures d'ouverture

Lun-Ven 9:00AM - 5:00AM

Pour prendre rendez-vous : 514-507-7507 (Montréal) / 450-686-8333 (Laval)

TDAH et médication

Comment savoir s'il faut médicamenter pour l'inattention et l'hyperactivité? pills

Voici donc la grande question: faut-il traiter les enfants qui ont un TDAH avec des médicaments? Au CERC, nous adhérons aux multiples résultats d'études qui démontrent que les médicaments représentent aujourd'hui un bon outil pour traiter l'attention et améliorer l'auto-contrôle de l'enfant. Par contre, nous ne sommes pas favorables à ce que tous les enfants présentant un TDAH, ou des symptômes d'inattention et impulsivité, soient médicamentés d'emblée. Nous avons donc choisi d’adopter une ligne de conduite simple à cet égard qui est la suivante :

 

Pour en arriver à médicamenter un enfant, il faut que le TDAH ait été bien diagnostiqué, et qu'il soit suffisamment sévère et envahissant dans la vie de l'enfant  pour compromettre significativement son développement.

 

Ainsi, premièrement il est primordial de s'assurer que l'enfant possède un diagnostic clair de TDAH, basé sur une évaluation complète, idéalement en neuropsychologie. Voyez ici les critères pour vous assurer qu'un diagnostic de TDAH a été bien fait, et pour diminuer les risques de faux diagnostics.

En second lieu, il faut établir le critère de compromission dans le développement de l'enfant. Nous considèrons qu'il existe trois grande sphères de fonctionnement dans la vie d'un enfant. La sphère académique, la sphère sociale et sportive, ainsi que la sphère familiale. Nous considèrons qu'une médication doit être envisagée lorsque le TDAH compromet significativement le développement de l'enfant dans l'une ou plus de ces trois sphères :

  1. Sphère académique: Si l'enfant échoue, ou est en voie d'échouer plusieurs cours en raison de son inattention, ou encore si l'enfant doit consacrer un nombre d'heures déraisonnable à son étude pour parvenir à obtenir tout juste la note de passage.
  2. Sphère sociale / sportive: Si l'enfant est rejeté par ses pairs ou est incapable de s'intégrer à un groupe d'amis ou à maintenir ses amitiés, et ce, en raison de son impulsivité dans ses gestes et paroles ou de son inattention dans les jeux par exemple. Ou encore si l'enfant est incapable de pratiquer les activités sportives attendues à son âge en raison de son TDAH, et que cela l'isole de ses pairs.
  3. Sphère familiale: Lorsque l'inattention ou l'hyperactivité/impulsivité de l'enfant occasionne des tensions telles dans le milieu familial, que celles-ci compromettent les relations parents-enfant, ou même la relation conjugale entre les parents.

Chez certains enfants dont le TDAH est sévère, il faut aussi considérer une quatrième sphère : la sécurité. Un enfant ou un adolescent qui adopte des comportements dangereux, voire auto-destructeurs pour lui-même ou pour les autres voit son développement normal compromis. D’autre part, il existe de mauvaises raisons de prescrire de la médication aux enfants. Par exemple, si la médication vise simplement à faire rentrer un enfant turbulent dans la norme; à faire réussir un enfant dans une école performante alors qu'il réussirait très bien dans une école régulière; si la médication répond au besoin de l’adulte et non à celui de l’enfant; ou encore si la médication est basée sur un mauvais diagnostic. Dans ces cas, le CERC est défavorable à la consommation de médicaments par l’enfant. Nous sommes aussi défavorables à la prise d'un médicament qui entraîne de sérieux effets secondaires (voir la prochaine section, ci-bas).

Nous savons à quel point il s’agit d’une décision émotive et difficile pour un parent. Suite à une évaluation neuropsychologique du TDAH au CERC, nous prendrons le temps nécessaire pour répondre à vos questions et pour vous aider à faire le bon choix. Notre rôle n'est pas de prendre la décision pour vous, mais bien de vous donner les connaissances et les compétences nécessaires sur le sujet afin que vous puissiez prendre une décision éclairée en tant que parents. 

À lire également : Dr Benoit Hammarrenger, directeur du CERC se prononce dans les médias sur les traitements pharmacologiques du TDAH chez des enfants n'ayant pas reçu le bon diagnostic:



 

Efficacité et effets secondaires

De façon générale, on dit que chez les enfants qui ont un bon diagnostic de TDAH, la médication sera efficace dans une proportion de 70%. Il s'agit d'un taux d'efficacité suffisamment élevé pour se donner l'option d'en faire l'essai. Par contre, il faut se rappeler que chez 3 enfants sur 10, la médication sera soit inefficace, ou présentera trop d'effets secondaires par rapport aux bénéfices. Il est important de ne JAMAIS maintenir un traitement dont les effets néfastent dépassent les effets positifs recherchés. Les parents devraient principalement être vigilants face aux effets secondaires suivants:

  1. Perte d'appétit : Il s'agit de l'effet secondaire le plus fréquent, et le plus difficile à éviter. Néanmoins l'enfant devrait bien déjeûner et manger un bon souper. La perte d'appétit devrait se limiter principalement à l'heure du dîner, là où le médicament est le plus actif. Il est impératif que l'enfant continue à prendre du poids et à se maintenir à l'intérieur des normes de sa courbe de croissance.
  2. Difficultés d'endormissement au coucher : Un peu plus rare comme effet secondaire, il serait principalement attribuable à une dose trop forte, où à une médication à trop longue durée d'action. Un ajustement de la médication permet souvent d'éliminer cet effet indésirable.
  3. Changements au niveau de la personnalité : Il s'agit de l'effet secondaire le plus indésirable. Celui-ci ne devrait JAMAIS être toléré par les parents. Ainsi, sous médication certains enfants deviennent soit plus tendus et anxieux, soit plus apathiques, éteints et assommés. Il s'agit alors d'un mauvais traitement qui devrait être cessé sur le champ.

 

Choisir le bon médicament

Le choix d'une médication ainsi que son dosage est une décision qui revient au médecin. Les parents sont donc invités à en discuter avec celui-ci. Par ailleurs, voici la liste des médicaments qui existent pour traiter le TDA/H, ainsi qu'une brève description de leurs principaux avantages et inconvénients.

Stimulants à base de méthylphénidate

  1. Ritalin : Le Ritalin existe depuis les années '60. Malgré qu'il soit encore largement médiatisé, il n'est presque plus prescrit aujourd'hui. Sa durée d'action est trop courte (3 heures), ce qui entraîne d'importantes fluctuations d'attention et d'auto-contrôle chez l'enfant.
  2. Concerta : Première médication de longue durée (8 heures) à base de méthylphénidate. Plus efficace en après-midi qu'en matinée, donc à privilégier pour les enfants fatigables à l'effort cognitif. Désavantage principal : La pilule ne peut être croquée ou dissoute, elle doit être avalée entière, ce qui est difficile pour certains enfants.
  3. Biphentin : Médication de longue durée (8-10 heures). Contrairement au Concerta, le Biphentin est plus efficace en matinée qu'en après-midi. Il est souvent préféré au Concerta au primaire parce que les apprentissages les plus importants se font souvent en matinée. Autre avantage du Biphentin, la capsule peut être ouverte, ce qui libère des granules qui peuvent être mélangées à une compote ou un yogourt. Donc, plus facile à avaler.

Stimulants à base d'amphétamines

  1. Adderall : Longue durée d'action (10-12 heures). Souvent utilisé en deuxième ligne, lorsque le méthylphénidate est inefficace.
  2. Vyvanse : Très longue durée d'action (12-14 heures). En raison de sa longue durée d'action, il s'agit du médicament privilégié pour les adolescent qui se couchent plus tard et qui doivent étudier en soirée. Chez les enfants du primaire, il risque d'empiéter sur le sommeil et de couper l'appétit au souper (en plus du dîner). On choisi aussi ce médicament en première option pour traiter le TDAH chez l'adulte.

Non-stimulants

  1. Strattera : Il améliore l'attention, sans être aussi efficaces que les précédents. On l'utilise souvent lorsque les stimulants entraînent trop d'effets secondaires. On privilégie aussi le Strattera chez les enfants anxieux puisqu'il pourrait réduire légèrement l'anxiété (alors que les stimulants risquent d'augmenter les symptômes anxieux). Le Strattera est efficace sur 24 heures et contrairement aux autres médicaments, il ne peut être interrompu pendant les fins de semaine ou les vacances. Le délai d'action du Strattera est de 4 à 6 semaines après le début du traitement.
  2. Intuniv : Nouveau venu dans le traitement du TDAH, il s'agit d'un médicament développé à l'origine pour traiter l'hypertension. Dans le traitement du TDAH, il permettrait surtout de diminuer l'hyperactivité, et également l'anxiété fréquemment associée au TDAH. Pour améliorer l'attention comme tel, on peut combiner Intuniv à une petite dose de l'un des stimulants décrits plus haut.

TDAH et médication


Comment savoir s'il faut médicamenter pour l'inattention et l'hyperactivité? pills

Voici donc la grande question: faut-il traiter les enfants qui ont un TDAH avec des médicaments? Au CERC, nous adhérons aux multiples résultats d'études qui démontrent que les médicaments représentent aujourd'hui un bon outil pour traiter l'attention et améliorer l'auto-contrôle de l'enfant. Par contre, nous ne sommes pas favorables à ce que tous les enfants présentant un TDAH, ou des symptômes d'inattention et impulsivité, soient médicamentés d'emblée. Nous avons donc choisi d’adopter une ligne de conduite simple à cet égard qui est la suivante :

 

Pour en arriver à médicamenter un enfant, il faut que le TDAH ait été bien diagnostiqué, et qu'il soit suffisamment sévère et envahissant dans la vie de l'enfant  pour compromettre significativement son développement.

 

Ainsi, premièrement il est primordial de s'assurer que l'enfant possède un diagnostic clair de TDAH, basé sur une évaluation complète, idéalement en neuropsychologie. Voyez ici les critères pour vous assurer qu'un diagnostic de TDAH a été bien fait, et pour diminuer les risques de faux diagnostics.

En second lieu, il faut établir le critère de compromission dans le développement de l'enfant. Nous considèrons qu'il existe trois grande sphères de fonctionnement dans la vie d'un enfant. La sphère académique, la sphère sociale et sportive, ainsi que la sphère familiale. Nous considèrons qu'une médication doit être envisagée lorsque le TDAH compromet significativement le développement de l'enfant dans l'une ou plus de ces trois sphères :

  1. Sphère académique: Si l'enfant échoue, ou est en voie d'échouer plusieurs cours en raison de son inattention, ou encore si l'enfant doit consacrer un nombre d'heures déraisonnable à son étude pour parvenir à obtenir tout juste la note de passage.
  2. Sphère sociale / sportive: Si l'enfant est rejeté par ses pairs ou est incapable de s'intégrer à un groupe d'amis ou à maintenir ses amitiés, et ce, en raison de son impulsivité dans ses gestes et paroles ou de son inattention dans les jeux par exemple. Ou encore si l'enfant est incapable de pratiquer les activités sportives attendues à son âge en raison de son TDAH, et que cela l'isole de ses pairs.
  3. Sphère familiale: Lorsque l'inattention ou l'hyperactivité/impulsivité de l'enfant occasionne des tensions telles dans le milieu familial, que celles-ci compromettent les relations parents-enfant, ou même la relation conjugale entre les parents.

Chez certains enfants dont le TDAH est sévère, il faut aussi considérer une quatrième sphère : la sécurité. Un enfant ou un adolescent qui adopte des comportements dangereux, voire auto-destructeurs pour lui-même ou pour les autres voit son développement normal compromis. D’autre part, il existe de mauvaises raisons de prescrire de la médication aux enfants. Par exemple, si la médication vise simplement à faire rentrer un enfant turbulent dans la norme; à faire réussir un enfant dans une école performante alors qu'il réussirait très bien dans une école régulière; si la médication répond au besoin de l’adulte et non à celui de l’enfant; ou encore si la médication est basée sur un mauvais diagnostic. Dans ces cas, le CERC est défavorable à la consommation de médicaments par l’enfant. Nous sommes aussi défavorables à la prise d'un médicament qui entraîne de sérieux effets secondaires (voir la prochaine section, ci-bas).

Nous savons à quel point il s’agit d’une décision émotive et difficile pour un parent. Suite à une évaluation neuropsychologique du TDAH au CERC, nous prendrons le temps nécessaire pour répondre à vos questions et pour vous aider à faire le bon choix. Notre rôle n'est pas de prendre la décision pour vous, mais bien de vous donner les connaissances et les compétences nécessaires sur le sujet afin que vous puissiez prendre une décision éclairée en tant que parents. 

À lire également : Dr Benoit Hammarrenger, directeur du CERC se prononce dans les médias sur les traitements pharmacologiques du TDAH chez des enfants n'ayant pas reçu le bon diagnostic:



 

Efficacité et effets secondaires

De façon générale, on dit que chez les enfants qui ont un bon diagnostic de TDAH, la médication sera efficace dans une proportion de 70%. Il s'agit d'un taux d'efficacité suffisamment élevé pour se donner l'option d'en faire l'essai. Par contre, il faut se rappeler que chez 3 enfants sur 10, la médication sera soit inefficace, ou présentera trop d'effets secondaires par rapport aux bénéfices. Il est important de ne JAMAIS maintenir un traitement dont les effets néfastent dépassent les effets positifs recherchés. Les parents devraient principalement être vigilants face aux effets secondaires suivants:

  1. Perte d'appétit : Il s'agit de l'effet secondaire le plus fréquent, et le plus difficile à éviter. Néanmoins l'enfant devrait bien déjeûner et manger un bon souper. La perte d'appétit devrait se limiter principalement à l'heure du dîner, là où le médicament est le plus actif. Il est impératif que l'enfant continue à prendre du poids et à se maintenir à l'intérieur des normes de sa courbe de croissance.
  2. Difficultés d'endormissement au coucher : Un peu plus rare comme effet secondaire, il serait principalement attribuable à une dose trop forte, où à une médication à trop longue durée d'action. Un ajustement de la médication permet souvent d'éliminer cet effet indésirable.
  3. Changements au niveau de la personnalité : Il s'agit de l'effet secondaire le plus indésirable. Celui-ci ne devrait JAMAIS être toléré par les parents. Ainsi, sous médication certains enfants deviennent soit plus tendus et anxieux, soit plus apathiques, éteints et assommés. Il s'agit alors d'un mauvais traitement qui devrait être cessé sur le champ.

 

Choisir le bon médicament

Le choix d'une médication ainsi que son dosage est une décision qui revient au médecin. Les parents sont donc invités à en discuter avec celui-ci. Par ailleurs, voici la liste des médicaments qui existent pour traiter le TDA/H, ainsi qu'une brève description de leurs principaux avantages et inconvénients.

Stimulants à base de méthylphénidate

  1. Ritalin : Le Ritalin existe depuis les années '60. Malgré qu'il soit encore largement médiatisé, il n'est presque plus prescrit aujourd'hui. Sa durée d'action est trop courte (3 heures), ce qui entraîne d'importantes fluctuations d'attention et d'auto-contrôle chez l'enfant.
  2. Concerta : Première médication de longue durée (8 heures) à base de méthylphénidate. Plus efficace en après-midi qu'en matinée, donc à privilégier pour les enfants fatigables à l'effort cognitif. Désavantage principal : La pilule ne peut être croquée ou dissoute, elle doit être avalée entière, ce qui est difficile pour certains enfants.
  3. Biphentin : Médication de longue durée (8-10 heures). Contrairement au Concerta, le Biphentin est plus efficace en matinée qu'en après-midi. Il est souvent préféré au Concerta au primaire parce que les apprentissages les plus importants se font souvent en matinée. Autre avantage du Biphentin, la capsule peut être ouverte, ce qui libère des granules qui peuvent être mélangées à une compote ou un yogourt. Donc, plus facile à avaler.

Stimulants à base d'amphétamines

  1. Adderall : Longue durée d'action (10-12 heures). Souvent utilisé en deuxième ligne, lorsque le méthylphénidate est inefficace.
  2. Vyvanse : Très longue durée d'action (12-14 heures). En raison de sa longue durée d'action, il s'agit du médicament privilégié pour les adolescent qui se couchent plus tard et qui doivent étudier en soirée. Chez les enfants du primaire, il risque d'empiéter sur le sommeil et de couper l'appétit au souper (en plus du dîner). On choisi aussi ce médicament en première option pour traiter le TDAH chez l'adulte.

Non-stimulants

  1. Strattera : Il améliore l'attention, sans être aussi efficaces que les précédents. On l'utilise souvent lorsque les stimulants entraînent trop d'effets secondaires. On privilégie aussi le Strattera chez les enfants anxieux puisqu'il pourrait réduire légèrement l'anxiété (alors que les stimulants risquent d'augmenter les symptômes anxieux). Le Strattera est efficace sur 24 heures et contrairement aux autres médicaments, il ne peut être interrompu pendant les fins de semaine ou les vacances. Le délai d'action du Strattera est de 4 à 6 semaines après le début du traitement.
  2. Intuniv : Nouveau venu dans le traitement du TDAH, il s'agit d'un médicament développé à l'origine pour traiter l'hypertension. Dans le traitement du TDAH, il permettrait surtout de diminuer l'hyperactivité, et également l'anxiété fréquemment associée au TDAH. Pour améliorer l'attention comme tel, on peut combiner Intuniv à une petite dose de l'un des stimulants décrits plus haut.

La réussite passe par le CERC !

TOP