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Les psychostimulants auraient un effet positif sur le développement du cerveau des jeunes TDAH

24-11-15Dans le domaine du trouble de déficit d'attention avec ou sans hyperactivité, l’autorité et la référence demeurent encore aujourd'hui le docteur Russell A. Barkley, un psychologue américain qui a rédigé plus de 200 articles et chapitres de livres dans le domaine du TDAH et des troubles connexes.

Le Dr Barkley a mis en ligne très récemment un avis personnel sur ce qu'il pense être l'une des grandes découvertes des dix dernières années dans le domaine du TDAH : la neuroprotection qui résulterait du traitement par psychostimulant. Dit autrement, certaines parties du cerveau impliquées dans le TDAH pourraient se développer de manière plus soutenue dans l'enfance sous l'effet de la médication ! 

Globalement, les enfants sous médication auraient un cerveau très proche de celui des enfants sans TDAH. 

Si Barkley évoque 31 recherches qui vont dans ce sens, il en cite 3 différentes.

La première a été réalisée en 2014 par le Dr Ivanov, un psychiatre reconnu dans le TDAH. Son étude a porté sur une zone du cerveau très importante pour le fonctionnement de l'attention, le cervelet. Chez les enfants TDAH, la forme de ce cortex diffère comparativement aux enfants sans déficit d'attention. Après une médication par psychostimulant (en moyenne de 3 ans et demi), si les zones critiques du cervelet restaient identiques à celles des enfants TDAH sans psychostimulant, des zones adjacentes étaient nettement plus développées et très proches de celles des enfants sans déficit d'attention. La conclusion des chercheurs est que la médication pourrait diminuer les symptômes du TDAH en favorisant la mise en place de réseaux compensatoires. Les psychostimulants ne modifieraient pas le coeur du problème mais amélioreraient la possibilité de s'appuyer sur d'autres voies de communication au niveau cérébral pour compenser le déficit d'attention !

La deuxième recherche a été réalisée en 2013 par le Dr Spencer (MD). Il a analysé 29 grandes études qui portaient sur le volume cérébral des zones impliquées dans le TDAH et la qualité des connexions cérébrales chez les jeunes TDAH avec et sans médication. Une très grande majorité des études a montré deux choses importantes : le volume cérébral et la qualité des connexions cérébrales des jeunes sous psychostimulant étaient plus proches des jeunes sans TDAH que des jeunes avec TDAH sans médication. Pour le Dr Spencer, il n'existe aucune preuve que les psychostimulants joueraient un rôle négatif dans le développement cérébral des jeunes. Ses résultats tendraient à démontrer le contraire.

 En rouge, le cortex cingulaire antérieur de l'hémisphère cérébral gauche.La troisième recherche a été menée en 2012 par le Dr Thomas Frodl (MD). Le chercheur a analysé 11 études qui ont porté sur des enfants et des adultes TDAH traités et non traités. Dr Frodl montre plusieurs choses très intéressantes : une zone qui travaille de concert avec le cervelet (les noyaux gris centraux) est moins développée chez les enfants TDAH mais l'atrophie se réduirait naturellement chez l'adulte même sans médication. Par contre, une autre zone du cerveau (le cortex cingulaire antérieur en rouge dans l'illustration) aurait tendance à s'atrophier chez l'adulte TDAH et de manière plus marquée chez ceux qui n'ont pas reçu de médication. Le cortex cingulaire antérieur serait critique pour des fonctions telles que l'anticipation de récompense, la prise de décision, l'empathie et l'émotion. Cette atrophie serait également présente dans une autre petite structure très importante dans le contrôle émotionnel : l'amygdale cérébrale. En conclusion, si certaines améliorations peuvent être attendues grâce à la maturation naturelle du cerveau, d'autres structures clés seraient moins atrophiées chez les adultes qui ont reçu un traitement par psychostimulant en étant plus jeunes. L'effet de la médication serait neuroprotectrice.

Le Dr Barkley tire une conclusion assez franche de toutes ces études :  la médication offrirait un effet positif indéniable sur le développement cérébral des enfants. Elle participerait au développement des zones du cerveau qui sont en cause dans le TDAH, offrirait des voies de compensation et protégerait d'autres zones à risque de défaillance à l'âge adulte.


24-11-15Dans le domaine du trouble de déficit d'attention avec ou sans hyperactivité, l’autorité et la référence demeurent encore aujourd'hui le docteur Russell A. Barkley, un psychologue américain qui a rédigé plus de 200 articles et chapitres de livres dans le domaine du TDAH et des troubles connexes.

Le Dr Barkley a mis en ligne très récemment un avis personnel sur ce qu'il pense être l'une des grandes découvertes des dix dernières années dans le domaine du TDAH : la neuroprotection qui résulterait du traitement par psychostimulant. Dit autrement, certaines parties du cerveau impliquées dans le TDAH pourraient se développer de manière plus soutenue dans l'enfance sous l'effet de la médication ! 

Globalement, les enfants sous médication auraient un cerveau très proche de celui des enfants sans TDAH. 

Si Barkley évoque 31 recherches qui vont dans ce sens, il en cite 3 différentes.

La première a été réalisée en 2014 par le Dr Ivanov, un psychiatre reconnu dans le TDAH. Son étude a porté sur une zone du cerveau très importante pour le fonctionnement de l'attention, le cervelet. Chez les enfants TDAH, la forme de ce cortex diffère comparativement aux enfants sans déficit d'attention. Après une médication par psychostimulant (en moyenne de 3 ans et demi), si les zones critiques du cervelet restaient identiques à celles des enfants TDAH sans psychostimulant, des zones adjacentes étaient nettement plus développées et très proches de celles des enfants sans déficit d'attention. La conclusion des chercheurs est que la médication pourrait diminuer les symptômes du TDAH en favorisant la mise en place de réseaux compensatoires. Les psychostimulants ne modifieraient pas le coeur du problème mais amélioreraient la possibilité de s'appuyer sur d'autres voies de communication au niveau cérébral pour compenser le déficit d'attention !

La deuxième recherche a été réalisée en 2013 par le Dr Spencer (MD). Il a analysé 29 grandes études qui portaient sur le volume cérébral des zones impliquées dans le TDAH et la qualité des connexions cérébrales chez les jeunes TDAH avec et sans médication. Une très grande majorité des études a montré deux choses importantes : le volume cérébral et la qualité des connexions cérébrales des jeunes sous psychostimulant étaient plus proches des jeunes sans TDAH que des jeunes avec TDAH sans médication. Pour le Dr Spencer, il n'existe aucune preuve que les psychostimulants joueraient un rôle négatif dans le développement cérébral des jeunes. Ses résultats tendraient à démontrer le contraire.

 En rouge, le cortex cingulaire antérieur de l'hémisphère cérébral gauche.La troisième recherche a été menée en 2012 par le Dr Thomas Frodl (MD). Le chercheur a analysé 11 études qui ont porté sur des enfants et des adultes TDAH traités et non traités. Dr Frodl montre plusieurs choses très intéressantes : une zone qui travaille de concert avec le cervelet (les noyaux gris centraux) est moins développée chez les enfants TDAH mais l'atrophie se réduirait naturellement chez l'adulte même sans médication. Par contre, une autre zone du cerveau (le cortex cingulaire antérieur en rouge dans l'illustration) aurait tendance à s'atrophier chez l'adulte TDAH et de manière plus marquée chez ceux qui n'ont pas reçu de médication. Le cortex cingulaire antérieur serait critique pour des fonctions telles que l'anticipation de récompense, la prise de décision, l'empathie et l'émotion. Cette atrophie serait également présente dans une autre petite structure très importante dans le contrôle émotionnel : l'amygdale cérébrale. En conclusion, si certaines améliorations peuvent être attendues grâce à la maturation naturelle du cerveau, d'autres structures clés seraient moins atrophiées chez les adultes qui ont reçu un traitement par psychostimulant en étant plus jeunes. L'effet de la médication serait neuroprotectrice.

Le Dr Barkley tire une conclusion assez franche de toutes ces études :  la médication offrirait un effet positif indéniable sur le développement cérébral des enfants. Elle participerait au développement des zones du cerveau qui sont en cause dans le TDAH, offrirait des voies de compensation et protégerait d'autres zones à risque de défaillance à l'âge adulte.

La réussite passe par le CERC !

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